Patrice COMBE   

 

Issu d’une famille de trois enfants,  je vais être élevé très loin du Seigneur.

Mon père a choisi une carrière politique, dans un parti où croire en dieu, n’a pas de place.

Je suis un élève moyen, préférant les jeux et les bagarres, que l’école. Mes  parents se séparent, j’ai 13 ans, nous vivons avec maman,  mes études se terminent  après une école hôtelière. Puis je rentre dans la vie active, j’apprends mon métier pendant les saisons d’été et d’hiver. 

Cinq années vont passer, je me marie. Je suis très vite malheureux dans mon couple, Faustine naîtra malgré tout, ce fut le seul petit rayon de soleil de cette union.  Je vis dans la confusion,  je vois l’échec de ma vie de couple et la rupture annoncée par beaucoup, arriver.

Je rencontre Brigitte au travail, pour la première fois, j’entends  parler  de Jésus  « le sauveur ».  Comme cadeau, une bible m’est offerte.  Je vais la lire en secret (si ma famille apprenait cela !) mais quel  beau témoignage d’amour, que de moralité dans ce livre !

L’étincelle est là, mais elle ne suffira pas à sauver mon couple.  Je divorce. Brigitte me rejoindra quelques mois plus tard. Mais elle délaisse le Seigneur, à cause de moi, mon étincelle s’est éteinte.

«Sa semence était dans un endroit pierreux,  pour ma part ma semence est tombée sur le chemin. »  Matt 13/4.

Incrédules que nous étions ! Le Seigneur va nous réserver l’étang de feu et de soufre. Ap 19/20. Je vais vivre des années difficiles, dans mon travail mais aussi dans ma vie à cause de mon caractère, mon orgueil, mon ego. Jésus-Christ est présent même dans les ténèbres car un surveillant du lycée  m’invitera pour  l’apéritif de son mariage,  il y a 3 ans, dans une église évangélique.  Je vais trouver,  à cet endroit, des gens en paix, pleins de joie et surtout  j’y entends la Parole. Je suis touché, mais je résiste encore. Ma vie est faite de plus en plus de  colères. Je rentre  en conflit avec mes parents. Je décide de ne plus les voir.

Le Seigneur est patient, donc 3 ans après et toujours dans mes tumultes, un autre surveillant chrétien m’invite à son repas de mariage. Pendant cette soirée, mes voisins de table sont très accueillants, ainsi que tous les invités, malgré mon impiété affirmée. Je passe une superbe soirée car leur paix intérieure est contagieuse.

Le week-end suivant, je me rends à Aigues-Mortes. Je me gare dans une  ruelle, par hasard. Sur le mur, je vois une pancarte « Eglise Évangélique », hasard ? Toute la soirée et en secret, je vais faire  le point sur ma vie, trouver la paix voilà mon souhait. Alors le lendemain, je fais part à Brigitte de mon envie d’aller au  culte du dimanche matin. « C’est un miracle!!! » me dit-elle. Elle pleure,  elle n’attendait que ça, depuis des années, en silence.

Le Seigneur avait bien préparé notre arrivée,  en avance de 30mn, à cause de l’horaire inchangé sur la pancarte, un café nous sera offert par le pasteur présent. Dieu a décidément bien préparé les choses, il y a dans cette église beaucoup d’amour. Ne connaissant pas les chants, je lis et j’écoute : « Aimer son prochain,  c’est glorifier Dieu »

Ensuite les prières et le message de Jésus,  ses souffrances et sa  mort sur la croix, pour nous. J’ai envie de pleurer. Paradoxalement  cette boule qui est en moi depuis des années, disparaît. Je quitte ce culte transformé, je n’ai qu’une hâte, revenir le dimanche suivant. Le lundi, la reprise du travail. A mon bureau j’ouvre mes mails, surprise ! J’ai un message d’une amie de Guadeloupe, cela fait plus de 2 ans que je n’ai aucune nouvelle, rien de marqué mais juste un dossier joint. C’est  une prière d’un pasteur, encore un appel ?

J’ouvre la Bible offerte, laissée depuis  des années et je commence à lire, avec Brigitte le nouveau testament et dans certains versets je me retrouve :

« C’est pourquoi je vous dis : Tout ce que vous demanderez en priant, croyez que vous l’avez reçu et vous le verrez s’accomplir » Marc  11/24

Voilà ce qui vient de m’arriver. Cette paix ne me quitte plus, j’ai soif, j’ai faim de la Parole. 

« Dieu a tant aimé le monde, qu’Il a donné son fils unique afin que quiconque croit en lui, ne périsse pas mais qu’il ait la vie éternelle » Jean 3/16  et Jean 12/13

« Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis »

« Ils souffraient de faim et de soif, leur âme était languissante, dans leur  détresse, ils crièrent à l’Éternel, et Il les délivra de leurs angoisses » Ps 107/6.

Mais aussi dans un livre la vie de Martin Luther :

« Celui qui se sent condamné par son cœur, qui se sait pêcheur, peut véritablement apprécier la dimension du pardon gratuit en Jésus-Christ ».

Je retourne les 2 week-ends suivants dans cette église, cette paix ne m’a pas quitté. Après ce culte je demande mon baptême, car je suis sûr d’appartenir au Seigneur. Brigitte  a refait le chemin, elle Lui a confié à nouveau sa vie. Moi je suis, enfin, une nouvelle créature, j’ai fait la paix dans la mienne.

« J’ai eu soif, le Seigneur m’a donné l’eau de source de la vie, j’ai vaincu » Apocalypse 21/6

« Comment rendrai-je, à l’éternel tous ses bienfaits envers moi ? » Ps 116/12

 

Gloire à Dieu !